Fiche biographique
| Nom complet | Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski (Никола́й Миха́йлович Пржева́льский) |
|---|---|
| Naissance | 31 mars (12 avril) 1839, Kimborovo, près de Smolensk (Empire russe) |
| Décès | 20 octobre (1er novembre) 1888, Karakol (Kirghizistan actuel) |
| Nationalité | Russe (Empire russe) |
| Profession | Officier militaire, géographe, naturaliste, explorateur |
| Grade | Général-major de l'armée impériale russe |
| Expéditions | 4 expéditions en Asie centrale (1870-1885) |
| Distances parcourues | Plus de 30 000 km à travers l'Asie centrale |
| Découvertes majeures | Cheval de Przewalski, chameau sauvage de Bactriane, gazelle de Przewalski |
| Distinctions | Médaille d'or de la Société géographique russe, médaille d'or de la Royal Geographical Society |
| Catégorie | Sciences & Techniques › Prjevalski |
Jeunesse et formation militaire
Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski naît le 31 mars 1839 (12 avril selon le calendrier grégorien) dans le petit domaine familial de Kimborovo, dans le gouvernement de Smolensk, au cœur de la Russie occidentale. Son père, Mikhaïl Kouzmitch Prjevalski, est un officier de l'armée russe d'origine noble mais de fortune modeste. La famille descend d'un cosaque zaporogue du nom de Karnilacha Pereval qui se distingua au XVIe siècle.
Le père de Nikolaï meurt alors que le garçon n'a que sept ans. Sa mère, Éléna Alexeïevna, femme énergique et déterminée, prend en charge l'éducation de ses fils. Le jeune Nikolaï grandit au contact de la nature, développant très tôt une passion pour la chasse, la botanique et l'observation des oiseaux. Il lit avec avidité les récits de voyages de James Cook, Alexandre de Humboldt et des explorateurs de l'Afrique.
En 1855, à seize ans, Prjevalski entre au lycée de Smolensk, puis s'engage dans l'armée en 1856 comme simple soldat au régiment d'infanterie Riajsk. Promu officier en 1857, il sert dans une garnison de province où il s'ennuie considérablement. Cette période d'inaction le pousse à demander une mutation et, finalement, à postuler à l'Académie militaire de l'État-Major à Saint-Pétersbourg.
Admis en 1861, Prjevalski excelle dans les matières géographiques et cartographiques. Il rédige un mémoire remarqué sur la géographie militaire du bassin de l'Amour, qui attire l'attention de la Société géographique impériale russe. Diplômé en 1863, il est affecté comme professeur de géographie et d'histoire à l'école des cadets de Varsovie. C'est là qu'il publie son premier ouvrage scientifique, un manuel de géographie générale, et qu'il conçoit le projet qui va définir toute sa vie : l'exploration systématique de l'Asie centrale.
Première expédition en Sibérie orientale (1867-1869)
Avant de s'attaquer aux immensités de l'Asie centrale, Prjevalski obtient en 1867 une mission d'exploration en Sibérie orientale et dans la région de l'Oussouri, près de la frontière chinoise. Cette expédition, qui dure deux ans, constitue son baptême d'explorateur sur le terrain.
Il remonte la vallée de l'Oussouri, explore les rives du lac Khanka et traverse la taïga jusqu'à l'océan Pacifique. Il collecte des centaines de spécimens d'oiseaux et de plantes, décrit la faune locale avec minutie et établit des relevés topographiques précis. Son rapport, publié sous le titre Voyage dans la région de l'Oussouri (1870), lui vaut l'estime de la communauté scientifique et l'appui décisif de la Société géographique russe pour ses futures expéditions.
Cette première expérience lui enseigne les réalités de l'exploration au long cours : la gestion des provisions, la négociation avec les populations locales, la résistance physique nécessaire face aux conditions climatiques extrêmes. Prjevalski y forge la méthode rigoureuse qu'il appliquera ensuite durant toute sa carrière : observation systématique, collecte méthodique et documentation précise.
Première expédition en Asie centrale (1870-1873)
En novembre 1870, soutenu financièrement par la Société géographique russe et par le ministère de la Guerre, Prjevalski quitte Kiakhta, ville frontière russo-mongole au sud du lac Baïkal, pour ce qui sera sa première grande expédition en Asie centrale. Il est accompagné de seulement trois compagnons, dont le sous-officier Mikhaïl Pyltsov, qui deviendra son fidèle assistant lors de plusieurs voyages.
L'expédition traverse d'abord la Mongolie du nord au sud, traversant le désert de Gobi dans des conditions éprouvantes : températures extrêmes, tempêtes de sable, pénurie d'eau. Prjevalski atteint Pékin en janvier 1871, puis repart vers l'ouest pour explorer la région de l'Ordos et les montagnes de l'Ala Chan.
Le point culminant de cette expédition est la découverte européenne du lac Koko Nor (Qinghai Hu) au nord-est du Tibet, un immense lac salé situé à 3 200 mètres d'altitude. Prjevalski en effectue les premiers relevés topographiques précis, mesure ses dimensions et décrit sa faune aquatique.
« Devant nous s'étendait une surface d'eau d'un bleu profond, encadrée de montagnes couvertes de neige. Nous étions les premiers Européens à contempler ce spectacle grandiose depuis les rives mêmes du Koko Nor. »
— Nikolaï Prjevalski
Prjevalski tente de poursuivre vers Lhassa, la capitale interdite du Tibet, mais le manque de provisions et l'hostilité des autorités tibétaines l'obligent à rebrousser chemin. Il regagne la Russie en octobre 1873 après avoir parcouru environ 11 800 kilomètres. Il rapporte d'immenses collections : 238 espèces d'oiseaux, 42 espèces de mammifères, et plus d'un millier de plantes.
Son récit, La Mongolie et le pays des Tangoutes (1875-1876), est traduit en plusieurs langues et lui vaut une renommée internationale. La Société géographique russe lui décerne sa médaille d'or.
Deuxième expédition : Lob Nor et Taklamakan (1876-1877)
En août 1876, Prjevalski repart de Kouldja (aujourd'hui Yining, dans le Xinjiang chinois) pour sa deuxième expédition. Cette fois, il vise la région du Lob Nor, un lac mystérieux situé dans les étendues arides du bassin du Tarim, au sud du désert du Taklamakan. L'existence et la localisation exacte de ce lac faisaient l'objet de vives controverses parmi les géographes européens.
L'expédition traverse les monts Tian Chan, franchit des cols à plus de 4 000 mètres d'altitude, puis descend dans le bassin du Tarim. Prjevalski atteint le Lob Nor en décembre 1876 et constate qu'il s'agit en réalité d'un ensemble de lacs peu profonds et de marécages, alimentés par le fleuve Tarim. Sa localisation du lac contredit les cartes chinoises anciennes, ce qui provoque un débat célèbre avec le géographe allemand Ferdinand von Richthofen.
C'est lors de cette expédition que Prjevalski observe pour la première fois le chameau sauvage de Bactriane (Camelus ferus), animal dont l'existence à l'état sauvage était contestée. Il en rapporte un spécimen qui confirme qu'il s'agit bien d'une espèce distincte du chameau domestique. Il reçoit également de chasseurs locaux le crâne et la peau d'un cheval sauvage inconnu des zoologistes européens — première trace de ce qui deviendra le cheval de Przewalski.
Cette expédition plus courte (environ 4 000 kilomètres) s'achève en mars 1877, mais ses résultats scientifiques sont considérables. La Royal Geographical Society de Londres décerne à Prjevalski sa prestigieuse médaille d'or, le plaçant au rang des plus grands explorateurs de son époque.
Troisième expédition : tentative vers le Tibet (1879-1880)
La troisième expédition, la plus ambitieuse, part de Zaisan (dans le Kazakhstan actuel) en mars 1879. L'objectif déclaré de Prjevalski est d'atteindre Lhassa, la capitale tibétaine interdite aux étrangers, où aucun Européen n'a pénétré depuis le père Huc en 1846.
L'expédition, mieux équipée que les précédentes avec treize hommes et deux cents chameaux, traverse le désert de Dzoungarie, franchit les Tian Chan, contourne le désert du Taklamakan par le sud et pénètre sur le haut plateau tibétain. L'expédition évolue à des altitudes de 4 000 à 5 000 mètres, dans des conditions extrêmes : froid glacial, raréfaction de l'oxygène, vents violents.
Prjevalski parvient jusqu'à environ 260 kilomètres de Lhassa lorsqu'une délégation de fonctionnaires tibétains, envoyée par le Dalaï-lama, lui barre la route. Malgré des négociations tendues, le refus est catégorique. Prjevalski doit se résigner à faire demi-tour, une déception cuisante.
Néanmoins, le bilan scientifique est remarquable. L'expédition rapporte des collections considérables d'oiseaux et de mammifères, dont plusieurs espèces nouvelles pour la science. C'est notamment lors de ce voyage que Prjevalski obtient les spécimens complets du cheval sauvage — un crâne et une peau récupérés en Dzoungarie — qui permettront au zoologiste Ivan Poliakov de décrire officiellement l'espèce en 1881 sous le nom d'Equus przewalskii.
Quatrième expédition : les sources du fleuve Jaune (1883-1885)
La quatrième et dernière expédition accomplie par Prjevalski débute en octobre 1883, depuis Kiakhta. L'explorateur, à présent colonel et célèbre dans toute l'Europe, dispose de moyens plus importants : vingt et un hommes, trois cents chameaux et un financement généreux de l'État russe.
L'expédition traverse une nouvelle fois le désert de Gobi, puis pénètre dans les régions nord-est du Tibet pour explorer les sources du fleuve Jaune (Huang He), l'un des mystères géographiques encore non résolus de l'époque. Prjevalski remonte le fleuve jusqu'à ses sources, à plus de 4 500 mètres d'altitude, dans les montagnes du Bayan Har.
L'expédition explore également les rives nord du lac Koko Nor, la chaîne de l'Altyn-Tagh et le nord du plateau tibétain. Elle rapporte des collections impressionnantes : plus de 7 000 spécimens de plantes, des centaines de peaux de mammifères et d'oiseaux. Parmi les découvertes notables figurent la gazelle de Przewalski (Procapra przewalskii), le faisan à oreilles bleues et plusieurs espèces de lézards inconnus.
Prjevalski rentre en Russie en janvier 1886, accueilli en héros. Le tsar Alexandre III le reçoit personnellement et le promeut au grade de général-major. L'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg le couvre d'honneurs. Son récit de voyage, De Zaisan à travers le Khami au Tibet et aux sources du fleuve Jaune, est publié en 1888.
Découvertes scientifiques
Les quatre expéditions de Prjevalski ont considérablement enrichi la connaissance scientifique de l'Asie centrale. Au total, il rapporta plus de 15 000 spécimens de plantes appartenant à 1 700 espèces, dont 218 étaient nouvelles pour la science. Ses collections zoologiques comprennent des spécimens de plus de 700 espèces d'animaux.
Espèces découvertes ou décrites
Plusieurs espèces animales portent le nom de Prjevalski en hommage à ses découvertes :
- Le cheval de Przewalski (Equus ferus przewalskii), dernier cheval sauvage au monde
- La gazelle de Przewalski (Procapra przewalskii), endémique du plateau tibétain
- Le lézard de Przewalski (Eremias przewalskii)
- Le gecko de Przewalski (Phrynocephalus przewalskii)
- Le saumon de Przewalski (Gymnocypris przewalskii) du lac Koko Nor
Prjevalski confirma également l'existence à l'état sauvage du chameau de Bactriane (Camelus ferus), que l'on croyait exclusivement domestique. Il démontra que le chameau sauvage, plus petit et plus agile que son cousin domestique, vivait dans les régions les plus inhospitalières du désert du Taklamakan et de la Dzoungarie.
Contributions géographiques
Sur le plan géographique, Prjevalski dressa les premières cartes fiables de vastes régions d'Asie centrale totalement inconnues. Ses relevés topographiques des montagnes du Kouen-Loun, de l'Altyn-Tagh, du bassin du Tarim et du nord du plateau tibétain restèrent longtemps les références. Il détermina avec précision la position du lac Lob Nor, rectifia des erreurs cartographiques séculaires et fournit les premières descriptions climatologiques détaillées de ces régions. Les passionnés d'exploration russe et de voyages en Russie trouveront également d'intéressantes informations sur les itinéraires de découverte en Asie centrale.
Mort à Karakol et héritage
En 1888, Prjevalski prépare sa cinquième expédition, la plus ambitieuse : il projette d'atteindre enfin Lhassa en empruntant un nouvel itinéraire par le nord du Tibet. Le tsar Alexandre III a personnellement approuvé et financé le projet.
L'expédition se met en route depuis Saint-Pétersbourg et atteint Karakol, petite ville située sur la rive orientale du lac Issyk-Koul, dans les montagnes du Tian Chan (actuel Kirghizistan). C'est là que la fatalité frappe. En chassant sur les berges de la rivière Tchou, Prjevalski boit de l'eau contaminée et contracte la fièvre typhoïde.
Malgré les soins des médecins de l'expédition, son état se dégrade rapidement. Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski meurt le 1er novembre 1888 (20 octobre selon le calendrier julien), à l'âge de 49 ans. Conformément à ses dernières volontés, il est enterré sur les rives du lac Issyk-Koul, face aux montagnes qu'il aimait tant.
Sa mort provoque une immense émotion dans le monde scientifique. Le tsar Alexandre III ordonne la construction d'un monument funéraire imposant sur sa tombe. La ville de Karakol est rebaptisée Prjevalsk en son honneur dès 1889 (elle retrouvera son nom d'origine en 1922, puis sera de nouveau renommée Prjevalsk de 1939 à 1992). Un musée consacré à l'explorateur existe toujours à Karakol.
Le cinquième expédition est finalement menée à bien par le lieutenant-colonel Mikhaïl Pevtsov, l'un des disciples de Prjevalski, et aboutit à des résultats géographiques importants dans le Turkestan chinois. L'héritage scientifique et culturel russe conserve précieusement la mémoire de ces explorateurs qui repoussèrent les limites de la connaissance.
Un héritage durable
Outre le cheval, la gazelle et les nombreuses espèces qui portent son nom, Prjevalski a donné son nom à un glacier du Tian Chan (glacier Prjevalski), à une chaîne de montagnes au Tibet (monts Prjevalski) et à plusieurs localités d'Asie centrale. La Société géographique russe a créé une médaille Prjevalski pour récompenser les explorateurs méritants.
Le cheval de Przewalski
Le cheval de Przewalski (Equus ferus przewalskii) est sans doute la découverte la plus célèbre de Prjevalski et l'une des plus importantes de l'histoire de la zoologie. C'est le dernier cheval véritablement sauvage au monde, c'est-à-dire qu'il n'a jamais été domestiqué, à la différence des chevaux dits « sauvages » (mustangs, brumbies) qui sont en réalité des chevaux domestiques retournés à l'état sauvage.
Découverte et description
Prjevalski obtient les premiers spécimens lors de sa deuxième expédition (1876-1877), puis des spécimens plus complets lors de la troisième (1879-1880), dans la région de Dzoungarie, aux confins de la Mongolie et de la Chine. Il reçoit d'un chasseur kirghize un crâne et une peau qu'il expédie à Saint-Pétersbourg. En 1881, le zoologiste Ivan Poliakov, du Musée zoologique de l'Académie des sciences, décrit officiellement l'espèce et la nomme Equus przewalskii en l'honneur de son découvreur.
Caractéristiques
Le cheval de Przewalski se distingue du cheval domestique par plusieurs traits :
- Il possède 66 chromosomes (contre 64 pour le cheval domestique)
- Sa taille est plus petite : environ 1,30 m au garrot
- Sa robe est brun-jaunâtre (isabelle) avec le ventre plus clair
- Sa crinière est courte et droite, dépourvue de toupet frontal
- Sa tête est massive, ses jambes courtes et robustes, avec des zébrures aux canons
- Sa queue porte des crins courts à la base, devenant longs à l'extrémité
Quasi-extinction et sauvetage
Après sa description scientifique, le cheval de Przewalski devint un objet de convoitise pour les zoos européens. Entre 1899 et 1903, plusieurs expéditions de capture furent organisées en Dzoungarie. La chasse, la compétition avec le bétail domestique et la perte d'habitat réduisirent progressivement la population sauvage. Le dernier individu sauvage fut observé en Mongolie en 1969.
L'espèce ne survit alors que grâce à quelques dizaines d'individus dans les zoos, tous descendants de 12 chevaux capturés au début du XXe siècle plus un hybride. À partir des années 1990, des programmes de réintroduction ont permis de rétablir des populations semi-sauvages en Mongolie (parc national de Khoustiïn Nourouu et réserve du Grand Gobi B), en Chine et au Kazakhstan.
Aujourd'hui, on dénombre environ 2 000 chevaux de Przewalski dans le monde, dont plusieurs centaines vivent en liberté. L'espèce est classée « en danger » sur la liste rouge de l'UICN, mais sa trajectoire est considérée comme l'un des plus grands succès de la conservation animale au XXe siècle.
Questions fréquentes sur Nikolaï Prjevalski
Qui était Nikolaï Prjevalski ?
Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski (1839-1888) était un officier de l'armée russe, géographe, naturaliste et explorateur. Il mena quatre grandes expéditions en Asie centrale entre 1870 et 1885, parcourant plus de 30 000 kilomètres à travers la Mongolie, le Tibet, le désert de Gobi et le Turkestan chinois. Il est surtout connu pour avoir décrit scientifiquement le cheval sauvage qui porte son nom.
Qu'est-ce que le cheval de Przewalski ?
Le cheval de Przewalski (Equus ferus przewalskii) est le dernier cheval sauvage n'ayant jamais été domestiqué. Décrit scientifiquement en 1881 d'après des spécimens rapportés par Prjevalski, il possède 66 chromosomes (contre 64 pour le cheval domestique). Après avoir failli disparaître, il a été sauvé grâce à des programmes de réintroduction en Mongolie.
Combien d'expéditions Prjevalski a-t-il menées ?
Prjevalski mena quatre grandes expéditions en Asie centrale : la première (1870-1873) traversa la Mongolie et atteignit le lac Koko Nor au Tibet ; la deuxième (1876-1877) explora le lac Lob Nor et le désert du Taklamakan ; la troisième (1879-1880) tenta sans succès d'atteindre Lhassa ; la quatrième (1883-1885) explora les sources du fleuve Jaune.
Comment est mort Nikolaï Prjevalski ?
Prjevalski mourut le 1er novembre 1888 à Karakol, au Kirghizistan actuel, alors qu'il préparait sa cinquième expédition vers le Tibet. Il contracta la fièvre typhoïde en buvant l'eau de la rivière Tchou. La ville de Karakol fut rebaptisée Prjevalsk en son honneur.