Félix Edmundovitch Dzerjinski (Феликс Эдмундович Дзержинский), surnommé « Félix de fer », fut un révolutionnaire communiste d’origine polonaise devenu l’un des dirigeants les plus redoutés de l’Union soviétique. Né le 11 septembre 1877 près de Vilnius et mort le 20 juillet 1926 à Moscou, il fonda et dirigea la Tchéka, la première police politique du régime bolchévique, ancêtre du KGB. Son nom reste à jamais associé à la Terreur rouge et à la place Loubianka à Moscou.
Portrait de Félix Dzerjinski, fondateur de la Tchéka, police politique soviétique
Félix Edmundovitch Dzerjinski (1877-1926), fondateur et premier directeur de la Tchéka. Archives

Fiche biographique

Nom completFeliks Edmundovitch Dzerjinski (Feliks Dzierżyński en polonais)
Nom russeФеликс Эдмундович Дзержинский
Surnom« Félix de fer » (Железный Феликс)
Naissance11 septembre 1877, domaine de Dzerzhinovo, près de Vilnius (Empire russe, actuelle Biélorussie)
Décès20 juillet 1926, Moscou (Union soviétique)
NationalitéPolonais de naissance, soviétique
PartiSocial-démocratie du royaume de Pologne et de Lituanie (SDKPiL), puis Parti bolchévique
Fonctions principalesPrésident de la Tchéka (1917-1922), du GPU (1922-1923), de l’OGPU (1923-1926), président du Conseil supérieur de l’économie nationale (1924-1926)
Cause du décèsCrise cardiaque
SépultureNécropole du mur du Kremlin, Moscou

Jeunesse en Pologne et engagement révolutionnaire

Feliks Edmundovitch Dzerjinski naît le 11 septembre 1877 (30 août selon le calendrier julien) dans le domaine familial de Dzerzhinovo, situé près d’Ivianets, dans le gouvernement de Vilna (actuelle Biélorussie). Sa famille appartient à la petite noblesse polonaise (szlachta). Son père, Edmund Dzierżyński, est professeur de mathématiques et de physique ; sa mère, Helena Januszewska, descend d’une famille de la noblesse lituano-polonaise. La famille est catholique fervente et le jeune Feliks reçoit une éducation religieuse stricte.

Son père meurt de la tuberculose en 1882, alors que Feliks n’a que cinq ans. Cette perte précoce marque profondément l’enfant. Élevé par sa mère dans un environnement modeste, il fréquente le gymnase de Vilnius où il découvre les idées socialistes révolutionnaires qui circulent parmi les étudiants polonais et lituaniens. À l’époque, la Pologne n’existe plus en tant qu’État, partagée depuis 1795 entre la Russie, la Prusse et l’Autriche. Le sentiment national polonais s’exprime à travers des mouvements clandestins qui mêlent revendications patriotiques et aspirations sociales.

Dès 1895, à l’âge de dix-huit ans, Dzerjinski rejoint la Social-démocratie du royaume de Pologne et de Lituanie (SDKPiL), un parti marxiste fondé par Rosa Luxemburg et Leo Jogiches. Il abandonne ses études au gymnase — sans jamais passer son baccalauréat — pour se consacrer entièrement à l’activité révolutionnaire clandestine. Il organise des cercles d’étude pour les ouvriers de Vilnius et de Kovno (actuelle Kaunas), distribuant des tracts et de la littérature marxiste interdite.

C’est durant cette période que le jeune révolutionnaire acquiert les qualités qui feront sa réputation : un ascétisme radical, une endurance physique remarquable et une détermination que rien ne semble pouvoir entamer. Ses camarades le décrivent déjà comme un homme vivant uniquement pour la révolution, dormant peu, mangeant à peine, sans aucun intérêt pour les plaisirs ordinaires de la vie. Ce fanatisme assumé est au cœur du personnage que l’héritage de l’histoire russe a retenu.

Félix Dzerjinski jeune révolutionnaire, photographie de la police tsariste vers 1902
Le jeune Félix Dzerjinski vers 1902, photographie de la police tsariste (mugshot). Domaine public / Wikimedia Commons

Emprisonnements sous le tsarisme

La carrière révolutionnaire de Dzerjinski est marquée par une série d’arrestations, d’emprisonnements et d’évasions qui forgent sa légende de révolutionnaire indestructible. Au total, il passe onze années en détention entre 1897 et 1917, dont plusieurs en Sibérie.

Sa première arrestation survient en juillet 1897, à Kovno, où la police tsariste (Okhrana) le surprend en pleine réunion clandestine. Il est emprisonné pendant un an, puis exilé à Nolinsk, dans le gouvernement de Viatka, en Russie centrale. Dès 1899, il s’évade de son lieu d’exil et rejoint la Pologne, où il reprend immédiatement ses activités clandestines.

Arrêté de nouveau en 1900 à Varsovie, il est envoyé au bagne de Siedlce, puis déporté en Sibérie orientale, à Vilouisk. Il s’évade encore une fois en 1902 et parvient à gagner la Suisse, puis Berlin et Cracovie, où il noue des contacts avec les principaux dirigeants socialistes européens.

La révolution de 1905 le ramène en Russie. Il participe activement aux soulèvements à Varsovie, organisant des grèves ouvrières et des manifestations. Arrêté en décembre 1906, il est de nouveau emprisonné, libéré sous amnistie en 1909, puis arrêté encore en 1912. Cette dernière détention, qui dure cinq ans, est la plus dure : condamné aux travaux forcés, il est détenu dans les prisons de Varsovie, de Moïsk et d’Orel. Ses conditions de détention minent sa santé — il contracte la tuberculose qui le poursuivra jusqu’à sa mort.

« La prison et le bagne ne m’ont pas brisé, ils m’ont trempé. Je suis sorti de prison plus révolutionnaire que je n’y étais entré. »
— Félix Dzerjinski

Ce n’est que la révolution de Février 1917 et la chute du tsar Nicolas II qui libèrent enfin Dzerjinski, le 1er mars 1917, de la prison de Boutyrka à Moscou. À quarante ans, cet homme au visage émacié et au regard perçant rejoint immédiatement les bolchéviques de Lénine. Sa réputation de révolutionnaire incorruptible et indomptable le précède.

Rôle dans la Révolution d’Octobre 1917

Libéré en mars 1917, Dzerjinski se rend à Petrograd (Saint-Pétersbourg) où il adhère officiellement au Parti bolchévique. Membre du comité de Moscou du parti, il est rapidement cooopté au Comité central lors du VIe Congrès du parti, en août 1917. Lénine le considère comme un homme d’une fiabilité absolue.

Lors des journées décisives de la Révolution d’Octobre (25-26 octobre / 7-8 novembre 1917), Dzerjinski fait partie du Comité militaire révolutionnaire (VRK) chargé de coordonner l’insurrection armée. Tandis que Trotski dirige les opérations militaires et que Lénine orchestre la stratégie politique depuis le Smolny, Dzerjinski se charge de sécuriser les infrastructures stratégiques : postes, télégraphes, centraux téléphoniques et ponts de Petrograd.

Après la prise du pouvoir, le nouveau régime bolchévique fait face à une opposition massive : contre-révolutionnaires, monarchistes, mencheviks, socialistes-révolutionnaires, mais aussi saboteurs, spéculateurs et espions étrangers. C’est dans ce contexte de péril que Lénine décide de créer un organe de répression — et qu’il désigne Dzerjinski pour le diriger.

Création et direction de la Tchéka (1917-1922)

Le 20 décembre 1917 (7 décembre selon le calendrier julien), le Conseil des commissaires du peuple (Sovnarkom) crée la Commission extraordinaire panrusse pour la répression de la contre-révolution et du sabotage, en russe Vserossijskaya Tchrezvytchaynaya Komissiya (ВЧК), abrégée en Tchéka. Dzerjinski en est nommé président.

À ses débuts, la Tchéka ne compte qu’une vingtaine de membres installés dans un modeste bureau de la rue Gorokhovaya à Petrograd. Mais en mars 1918, lorsque le gouvernement soviétique déménage à Moscou, la Tchéka s’installe dans l’immeuble qui deviendra le plus sinistre de Russie : le bâtiment de la Loubianka, ancien siège de la compagnie d’assurances Rossiya, sur la place du même nom. Ce bâtiment restera le siège des services de sécurité soviétiques — GPU, NKVD, KGB — jusqu’à la fin de l’URSS et au-delà.

Dzerjinski organise la Tchéka avec une efficacité redoutable. L’organe dispose de pouvoirs extrajudiciaires : droit d’arrestation, d’interrogatoire, de perquisition et, à partir de février 1918, d’exécution sans procès. Dzerjinski justifie ces méthodes par la nécessité absolue de protéger la révolution :

« Nous ne faisons pas la guerre à des personnes en particulier. Nous exterminons la bourgeoisie en tant que classe. Ne cherchez pas dans l’enquête des preuves que l’accusé a agi par la parole ou par les actes contre le pouvoir soviétique. La première question à poser est : à quelle classe appartient-il ? »
— Directives de la Tchéka, 1918

En 1918, la Tchéka croît de manière exponentielle. De quelques dizaines d’agents, elle passe à plusieurs milliers, puis à des dizaines de milliers. Des sections locales sont créées dans chaque ville, chaque région, chaque unité militaire. À son apogée, en 1921, la Tchéka emploie environ 280 000 personnes, dont des agents, des informateurs et des gardes de détention.

La Terreur rouge

L’événement déclencheur de la Terreur rouge officielle est la tentative d’assassinat de Lénine le 30 août 1918 par la socialiste-révolutionnaire Fanny Kaplan, suivie le même jour de l’assassinat du chef de la Tchéka de Petrograd, Moïseï Ouritski. Dès le 5 septembre 1918, le Sovnarkom décrète la Terreur rouge : arrestations massives, prise d’otages parmi les « classes ennemies » et exécutions sommaires.

Sous la direction de Dzerjinski, la Tchéka se déchaîne. Les victimes sont des aristocrates, des officiers de l’ancienne armée, des prêtres, des commerçants, des paysans récalcitrants, mais aussi des anarchistes, des mencheviks et des socialistes-révolutionnaires — c’est-à-dire d’anciens alliés des bolchéviques. Le nombre exact de victimes de la Tchéka fait débat parmi les historiens. Les estimations varient entre 100 000 et 200 000 exécutions pour la période 1917-1922, auxquelles s’ajoutent les décès dans les prisons et les camps de détention.

La Tchéka ne se contente pas de réprimer l’opposition politique. Elle s’attaque également aux insurrections paysannes (Tambov, Ukraine), à la résistance cosaque et aux mouvements nationalistes dans les territoires périphériques de l’ancien Empire russe. La révolte de Kronstadt en mars 1921, menée par des marins qui avaient été les fer de lance de la révolution, est brutalement réprimée avec la participation de la Tchéka.

Dzerjinski supervise personnellement de nombreuses opérations et interrogatoires. Selon les témoignages de l’époque, il travaille dix-huit heures par jour, dort souvent dans son bureau de la Loubianka et ne s’accorde aucun répit. Sa santé, déjà fragile après onze ans de prison, se détériore rapidement.

Bâtiment de la Loubianka à Moscou, siège de la Tchéka puis du KGB
Le bâtiment de la Loubianka à Moscou, siège de la Tchéka de 1918 à 1922, puis du GPU, du NKVD et du KGB. © A.Savin / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

En février 1922, la Tchéka est officiellement dissoute et remplacée par le GPU (Direction politique d’État), rattaché au commissariat du peuple à l’Intérieur. En novembre 1923, le GPU devient l’OGPU (Direction politique unifiée d’État), directement sous l’autorité du Conseil des commissaires du peuple. Dzerjinski dirige ces deux organismes successifs jusqu’à sa mort en 1926. Le changement de nom ne modifie guère les méthodes : les pouvoirs extrajudiciaires demeurent.

Autres responsabilités : économie et chemins de fer

Parallèlement à ses fonctions répressives, Dzerjinski assume des responsabilités importantes dans le domaine économique, révélant une facette moins connue de son action. En avril 1921, Lénine le nomme à la tête du commissariat du peuple aux Voies de communication, chargé de remettre en état le réseau ferroviaire soviétique, dévasté par sept années de guerre mondiale et de guerre civile.

Le réseau ferroviaire russe, l’un des plus étendus du monde, est alors dans un état catastrophique : locomotives hors d’usage, voies détruites, gares pillées, personnel démoralisé. Dzerjinski applique à cette tâche la même énergie implacable qu’à la répression. En quelques années, il parvient à restaurer une partie significative du trafic ferroviaire, combinant incitations économiques (la Nouvelle politique économique de Lénine) et méthodes coercitives.

En février 1924, après la mort de Lénine, Dzerjinski est nommé président du Conseil supérieur de l’économie nationale (VSNKh), organisme central de planification économique. Il cumule désormais la direction de l’OGPU et la responsabilité de l’économie soviétique — une concentration de pouvoir considérable. Il se prononce en faveur de l’industrialisation rapide de l’URSS, un objectif qui sera repris et poussé à l’extrême par Staline après sa mort.

Dzerjinski est également chargé, en 1921, de la Commission pour l’amélioration de la vie des enfants, un organisme destiné à lutter contre le phénomène massif des enfants abandonnés (besprizorniki) que la guerre civile a jetés par millions sur les routes de Russie. Cette tâche humanitaire, confiée au chef de la police politique, illustre les paradoxes du régime soviétique.

Mort en 1926

Les dernières années de Dzerjinski sont marquées par un épuisement physique croissant et par les tensions politiques qui déchirent le Parti bolchévique après la mort de Lénine en janvier 1924. La lutte de succession entre Staline, Trotski, Zinoviev et Kamenev place Dzerjinski dans une position délicate. Il soutient globalement Staline, mais reste méfiant envers les intrigues de cour qui se multiplient au Kremlin.

Le 20 juillet 1926, Dzerjinski prend la parole devant le plénum du Comité central du Parti. Son discours, d’une véhémence extrême, porte sur la situation économique de l’URSS et attaque violemment l’opposition de Kamenev et Piatakov. Visiblement animé et agité, il s’effondre à la tribune. Transporté dans son appartement du Kremlin, il meurt quelques heures plus tard d’une crise cardiaque, à l’âge de quarante-huit ans.

Ses obsèques sont grandioses. Son corps est exposé à la Maison des syndicats, puis inhumé dans la nécropole du mur du Kremlin, sur la place Rouge, aux côtés des plus grands dirigeants soviétiques. Staline prononce l’éloge funèbre et exploite la mort de Dzerjinski pour renforcer sa propre position : il présente le défunt comme un modèle de dévouement bolchévique que l’opposition aurait « tué » par ses attaques incessantes.

Héritage et mémoire

La place Loubianka et le siège du KGB

Le nom de Dzerjinski est indissociable de la place Loubianka à Moscou. De 1926 à 1990, cette place porta officiellement le nom de « place Dzerjinski ». Le bâtiment de la Loubianka, siège successif de la Tchéka, du GPU, du NKVD et du KGB, est devenu un symbole mondial de la répression soviétique. Ses sous-sols abritaient des cellules de détention et des salles d’interrogatoire où des milliers de personnes furent torturées et exécutées. Pour ceux qui souhaitent visiter Moscou aujourd’hui, la place Loubianka et le musée qui lui est associé demeurent des témoignages poignants de cette époque.

La statue déboulonnée

En 1958, une imposante statue de Dzerjinski, œuvre du sculpteur Evguéni Voutchétitch, fut érigée au centre de la place Loubianka. Haute de onze mètres et pesant quinze tonnes, cette statue de fer dominée deviendra l’un des symboles les plus forts du pouvoir répressif soviétique.

Le 22 août 1991, trois jours après l’échec du putsch contre Gorbatchev, une foule immense se rassemble sur la place Loubianka. Sous les caméras du monde entier, une grue soulève la statue de Dzerjinski de son piédestal, sous les acclamations de la foule. Cette scène devient l’un des symboles les plus emblématiques de la fin de l’Union soviétique, comparable à la chute du mur de Berlin deux ans plus tôt.

La statue est aujourd’hui conservée au parc Muzeon (parc des Arts) à Moscou, aux côtés d’autres monuments soviétiques déboulonnés. Périodiquement, des voix s’élèvent en Russie pour demander la réinstallation de la statue sur la place Loubianka — un débat qui reflète les tensions de la société russe face à son passé soviétique.

Toponymes et héritages

L’héritage toponymique de Dzerjinski reste considérable, même après la chute de l’URSS. La ville de Dzerjinsk, située dans l’oblast de Nijni Novgorod, grande cité industrielle de plus de 230 000 habitants, porte toujours son nom (connue pour être l’une des villes les plus polluées de Russie). De même, la ville de Dzerzhinsk en Biélorussie, près de son lieu de naissance, conserve cette appellation.

Dans l’armée et les services de sécurité russes, Dzerjinski reste une figure vénérée. La division Dzerjinski, unité d’élite des troupes du ministère de l’Intérieur, portait son nom jusqu’en 2016. Le 20 décembre, date anniversaire de la création de la Tchéka, est encore célébré en Russie comme le « Jour des agents de la sécurité d’État » (День чекиста).

De la Tchéka au FSB : la filiation des services secrets russes

La police politique fondée par Dzerjinski a connu de nombreuses transformations : Tchéka (1917-1922), GPU (1922-1923), OGPU (1923-1934), NKVD (1934-1946), MGB (1946-1954), KGB (1954-1991), et enfin FSB (depuis 1995). Malgré ces changements de nom, la continuité institutionnelle est frappante : le même bâtiment de la Loubianka, les mêmes méthodes de renseignement, la même culture du secret.

Questions fréquentes sur Félix Dzerjinski

Qui était Félix Dzerjinski ?

Félix Edmundovitch Dzerjinski (1877-1926), surnommé « Félix de fer », était un révolutionnaire d’origine polonaise devenu l’un des dirigeants de l’Union soviétique. Il est surtout connu pour avoir fondé et dirigé la Tchéka, la première police politique soviétique créée en décembre 1917, ancêtre du KGB.

Qu’est-ce que la Tchéka fondée par Dzerjinski ?

La Tchéka, créée le 20 décembre 1917, était la Commission extraordinaire panrusse pour la répression de la contre-révolution et du sabotage. Dirigée par Dzerjinski, elle disposait de pouvoirs extrajudiciaires : arrestations, interrogatoires, exécutions sans procès. Elle fut l’instrument de la Terreur rouge et l’ancêtre du GPU, du NKVD puis du KGB.

Pourquoi Dzerjinski était-il surnommé « Félix de fer » ?

Dzerjinski reçut le surnom de « Félix de fer » en raison de son caractère inflexible et de son dévouement fanatique à la cause révolutionnaire. Ayant passé onze ans dans les prisons et bagnes tsaristes sans jamais renier ses convictions, il incarnait une détermination implacable que ses camarades bolchéviques admiraient.

Qu’est devenue la statue de Dzerjinski sur la place Loubianka à Moscou ?

L’imposante statue de Dzerjinski, haute de 15 tonnes, trônait devant le siège du KGB sur la place Loubianka depuis 1958. Elle fut déboulonnée le 22 août 1991, trois jours après l’échec du putsch contre Gorbatchev, devenant un symbole de la fin du régime soviétique. Elle est aujourd’hui conservée au parc Muzeon de Moscou.